Merci de patienter...

Je-tu-île-confinée


Le blog de Saa

Lundi 13 Juillet, L' affaire est dans le sac!

Dans les billets du 5 Juillet et du 17 Juin j'exhibais fièrement mon travail de couture pour l'un, de broderie pour l'autre.
Le travail de couture m'a prouvé que je savais encore un peu faire et que ma machine était plus efficace vieillie et abîmée que neuve!

Mais les broderies?
C'est bien gentil de broder de jolis motifs, et après? On en fait quoi?
Je me vois mal les encadrer façon Mamie et encore moins les encadrer pour les offrir.
Et d'ailleurs les offrir à qui?
Mes enfants?...
Non, merci! Je tiens à conserver nos bonnes relations!

C'est là que Ma Coco intervient encore une fois très judicieusement.
Elle me suggère de coudre un tote-bag et d'y incorporer une broderie.

Il faut que je te dise que Ma Coco est la reine du sac!
Elle m'en a fait plusieurs. Et à chaque fois, tellement bien pensés, tellement bien réalisés, que tu aurais pu croire que c'était des sacs cousus par des pros...
Le dernier en date est un petit sac à dos, juste parfait pour aller à la plage en emportant le minimum nécessaire!

Sauf que....
À la différence de Ma Coco, je n'ai jamais fait de sac; je n'ai pas beaucoup de patience; j'ai souvent des finitions douteuses en couture.
Autre difficulté, liée au climat, toutes mes épingles à tête sont plus ou moins rouillées... Je ne t'en dis pas plus, tu apprécieras toute seule le plaisir que cela apporte en couture - difficulté pour piquer dans le tissu; traces de rouille si tu oublies de les ôter très vite etc etc...-
Et surtout, je travaille avec une machine Ikéa à 60 euros - si, si, ça existe! - qui, par dessus le marché, a subi les outrages du climat polynésien.
Concrètement ça signifie que toutes les parties métalliques ont rouillé! La griffe d'entraînement, et la plaque qui la recouvre, sont recouvertes de points de rouille. Quant à la pédale, elle a perdu de sa souplesse et "coince" un peu.
Pourtant, malgré ces blessures, je ne rencontre plus certains problèmes que j'avais quand elle était en très bon état!
Cependant je ne peux pas lui en demander trop!
Ainsi, elle refuse de travailler sur une trop grosse épaisseur.
Or pour coudre un sac, doublé de surcroît, il y a des endroits où les épaisseurs sont incontournables! Et plus encore quand on veut ajouter un motif en appliqué.
C'est en jouant sur la longueur de points que je suis parvenue à passer ces obstacles.
Cependant, pour ne pas prendre trop de risques, je n'ai pas fait de poche intérieure.

Je passe à la présentation?
Côté face, c'est du faraoti, un tissu de coton utilisé le plus souvent ici pour faire des housses de coussin. Un peu brut, il blanchit au fur et à mesure des lavages sans jamais devenir d'un blanc éclatant.
J'ai placé deux bandes de tissu imprimé tahitien bleu qui encadrent la broderie réalisée sur une toile aïda classique - rapportée de métropole il y a deux ans - de forme ronde et présentant le profil de mon île, une femme enceinte allongée, elle-même encadrée par des feuilles de bananiers et quelques fleurs. Dans son ventre rond, deux fleurs de tiare blanches.

img_2168_1.jpeg


D'un peu plus près, tu vois les détails. L'océan est représenté par un morceau de voile de coton, en double épaisseur, teint comme on le fait pour les paréos classiques, avec l'aide du soleil, de grains de sel et de gouttes d'eau pure pour délayer certains endroits.

img_2165_2.jpeg


Avec le tour en brides, j'ai obtenu l'effet "hublot" que je recherchais.

Au verso, le tissu tahitien bleu, tout simplement, comme pour les anses - que je pense avoir faites un peu trop larges -
img_2169_1.jpeg


Enfin, le fond - que je n'ai pas pris en photo - est obtenu par un jeu de coutures sur les angles afin de lui donner un peu d'ampleur.

Il est plein de défauts ce premier sac. L'un d'eux vient de ce que je ne dispose pas de matériau permettant de "raidir" les poignées par exemple. J'ai tenté de compenser cela en surpiquant plusieurs fois chaque lanières afin qu'elles restent bien plates.
Pourtant, je pense me lancer sur un autre exemplaire, du même genre, mais dans un tissu tahitien orange.
Maintenant que je sais où sont les difficultés, je pense que ce numéro 2 sera plus facile à réaliser.

Et j'en fais quoi de ces sacs?
Je les vends?
Je les offre?

Pour dire vrai.... Je ne te le dirai pas!
Posté par Nicole R le 13 juillet 2020 à 22 heures 03

Pas mal ton sac , je le trouve bien pour un premier essai..allez le prochain sera certainement mieux..Bon courage...

Réponse postée par Saa le 13 juillet 2020 à 22 heures 50

Merci Nicole pour tes encouragements!

Posté par Mimijo le 14 juillet 2020 à 09 heures 31

Ben zut alors comment allons nous connaître la vie de ces sacs? Tant pis. Ils sont originaux et beaux, les défauts sont la preuve irréfutable du fait main et sont une part intégrante de leur originalité. Félicitations.

Réponse postée par Saa le 14 juillet 2020 à 10 heures 18

Merci! Je dirai tout... Un jour! Et je ne parle évidemment que de la vie des sacs!!

Copyright © 2020 - 2021, Patrick Hartmann
Tous droits réservés.